Job Overview
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Date Postednovembre 20, 2025
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Location
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Expiration datedécembre 3, 2025
Job Description
Évaluation Finale du Projet
“Emergency protection assistance for communities affected by the armed conflict in Eastern and Northern regions of Burkina Faso”
financé par USAID/BHA (Grant No 720BHA23GR00303)
Termes de Référence
Table des matières
Étendue de l’évaluation (Scope) 4
Produits attendus (Livrables) 7
Profil du consultant (qualifications requises) 11
Modalités de supervision et d’appui par INTERSOS 12
Budget indicatif de l’évaluation 14
Contexte
INTERSOS au Burkina met en œuvre depuis le 27 septembre 2023 le projet “Emergency protection assistance for communities affected by the armed conflict in Eastern and Northern regions of Burkina Faso” financé par le Bureau of Humanitarian Assistance (BHA) de l’USAID (référence 720BHA23GR00303). Ce projet vise à renforcer la protection et la prise en charge des VBG dans les régions du Nord et de l’Est du Burkina Faso, en ciblant tant les PDI que les communautés hôtes. Les actions incluent notamment l’établissement de 11 Espaces Sûrs pour Femmes et Filles (“Women and Girls Safe Spaces” – 8 dans l’Est, 3 dans le Nord) offrant des activités socio‐récréatives et un lieu confidentiel pour la gestion de cas de survivantes. Le projet déploie également un accompagnement psychosocial (PSS) des survivant·e·s, un programme d’autonomisation des adolescentes (adapté du curriculum Girl Shine), des activités de prévention communautaire des violences (par exemple via des groupes d’hommes engagés pour promouvoir des attitudes positives), des audits de sécurité, ainsi que le renforcement de capacités des acteurs locaux de protection. Ces interventions sont menées en étroite coordination avec les autorités locales et les clusters Protection/GBV, INTERSOS étant co-lead du groupe de travail VBG dans ces régions. Le projet s’inscrit dans les standards humanitaires internationaux, notamment les principes de protection, et vise la centralité de la protection et l’égalité de genre dans l’aide humanitaire.
Conformément aux exigences du bailleur USAID/BHA, une évaluation finale indépendante doit être réalisée pour les projets d’urgence de durée ≥18 mois. Ainsi, une évaluation finale est planifiée sur la période finale du projet, afin d’apprécier les résultats obtenus et d’en tirer les enseignements clés avant la clôture des activités. Le présent document constitue les Termes de Référence (TdR) de cette évaluation finale.
Objectifs de l’évaluation
Objectif général : L’évaluation finale a pour but principal de fournir une analyse indépendante et approfondie des performances du projet, tant pour rendre compte aux parties prenantes (bailleur, autorités, bénéficiaires) que pour apprendre de l’expérience afin d’améliorer les futures interventions humanitaires d’INTERSOS au Burkina Faso et ailleurs. Elle vise ainsi à concilier les deux finalités classiques des évaluations que sont la redevabilité et le renforcement des apprentissages.
Objectifs spécifiques : Plus précisément, l’évaluation cherchera à :
- Mesurer la pertinence et l’efficacité de l’intervention : vérifier dans quelle mesure les résultats et effets atteints sont conformes aux objectifs initialement fixés et à la théorie du changement du projet. Il s’agira d’évaluer si le projet a fait “la bonne chose” face aux besoins identifiés (pertinence) et dans quelle mesure les objectifs spécifiques et résultats attendus ont été atteints (efficacité). Cette analyse couvrira les différents volets du projet (prévention, prise en charge, renforcement communautaire) et populations cibles (femmes, filles, hommes, communautés hôtes et déplacées). L’évaluation examinera également la qualité des services fournis, au regard des normes sectorielles.
- Identifier les défis rencontrés et l’efficacité des mesures d’atténuation : documenter les principales difficultés et contraintes survenues au cours de la mise en œuvre (par ex. accès aux zones, adhésion communautaire, problèmes logistiques ou sécuritaires, etc.), et analyser comment l’équipe projet y a répondu. En particulier, déterminer dans quelle mesure les mesures de mitigation mises en place ont permis de maintenir le projet sur la bonne voie malgré le contexte difficile. Cela inclut l’examen de l’efficience de la gestion du projet (utilisation optimale des ressources disponibles) et de sa capacité d’adaptation face aux évolutions du contexte sécuritaire ou sanitaire.
- Évaluer l’impact et la portée de l’action : apprécier les effets directs et indirects du projet sur les bénéficiaires et les communautés locales. Cela couvrira non seulement les changements quantitatifs (p. ex. nombre de survivantes assistées, taux de satisfaction des bénéficiaires, évolution de la connaissance des services VBG), mais aussi les changements qualitatifs dans la vie des bénéficiaires (p. ex. sentiment de sécurité accru, autonomisation des femmes et adolescentes, changement d’attitudes chez les hommes formés, etc.). L’évaluation s’efforcera d’estimer l’impact du projet en termes de contribution à la protection globale dans les zones ciblées, tout en reconnaissant les limites inhérentes à un projet de 30 mois en contexte d’urgence. La couverture de l’intervention sera également examinée (population couverte vs besoins), de même que la cohérence avec les actions d’autres acteurs et les stratégies humanitaires nationales.
- Tirer les leçons apprises et formuler des recommandations : capitaliser sur l’expérience du projet pour dégager les bonnes pratiques, innovations et leçons utiles à INTERSOS et aux partenaires. L’évaluation recueillera les perspectives des différents acteurs (bénéficiaires, staff, partenaires, autorités) afin d’identifier ce qui a fonctionné ou non et pourquoi. Sur cette base, elle formulera des recommandations concrètes visant à améliorer la conception et la mise en œuvre de futurs programmes de protection/VBG en contexte similaire. Ces recommandations couvriront notamment l’intégration du genre et de la protection dans les projets, les modalités de travail avec les acteurs locaux et les approches pour intervenir en zones à accès limité. L’objectif est de fournir à INTERSOS des éléments probants pour ajuster ses stratégies et outils dans le futur.
En somme, l’évaluation finale cherchera à répondre à une série limitée de questions évaluatives clés (4 à 5 questions maximum), alignées sur les critères d’évaluation internationaux (pertinence, efficacité, efficience, effets/impact, durabilité, cohérence) et sur les priorités d’apprentissage du projet. Elle veillera à ce que ces questions soient utilisables et orientées vers l’amélioration de l’action humanitaire. Par ailleurs, conformément aux attentes de BHA, l’évaluation mettra un accent particulier sur la diffusion et l’utilisation des conclusions – tant en interne qu’auprès des parties prenantes locales – afin d’assurer que les enseignements tirés profitent à la communauté humanitaire plus large.
Étendue de l’évaluation (Scope)
Portée géographique et démographique : L’évaluation couvrira l’ensemble des zones d’intervention du projet, à savoir les provinces des régions du Nord (incluant par exemple Ouahigouya, Séguénéga, Titao) et de l’Est (Fada N’Gourma, Gayéri, Bogandé, Pama, Diapaga, Kantchari, Matiacoali, Kompienga) où les activités du projet ont été déployées. Elle englobera les populations déplacées internes bénéficiaires du projet ainsi que les communautés hôtes affectées, en veillant à recueillir des données représentatives de la diversité des bénéficiaires (femmes, hommes, adolescentes, leaders communautaires, etc.). Si certaines zones d’intervention se révèlent inaccessibles au moment de l’étude pour des raisons de sécurité, l’évaluation pourra recourir à des techniques alternatives (enquêtes à distance, téléphone) afin d’intégrer malgré tout la perspective des populations de ces zones dans la mesure du possible.
Portée thématique : L’évaluation porte sur le secteur Protection/VBG dans le contexte d’urgence du Burkina Faso. Elle englobe toutes les composantes du projet INTERSOS financé par BHA – notamment : prévention et sensibilisation sur les VBG (y compris l’engagement des hommes et garçons), réponse aux cas de VBG (identification, gestion de cas, accompagnement psychosocial et référencement médical/légal), renforcement des capacités des acteurs locaux (formations de OBCs, comités communautaires de protection), mise en place des espaces sûrs et activités socio-éducatives pour femmes et filles, coordination aux niveaux cluster et terrain, etc. L’évaluation examinera la performance de chacune de ces composantes vis-à-vis des objectifs fixés, tout en évaluant la cohérence de l’ensemble du programme. Les autres secteurs non couverts par le projet (par ex. Abris, Nutrition, etc.) ne sont pas inclus dans le champ de cette évaluation, sauf en tant que facteurs contextuels le cas échéant.
Période évaluée : La période d’octobre 2023 à mars 2026 est couverte par l’évaluation, ce qui correspond à la totalité de la durée de mise en œuvre du projet (30 mois). L’évaluation prendra en compte les phases successives du projet, y compris l’activité initiale et tout éventuel avenant ou extension (le projet ayant connu un recomplètement de budget mi-parcours) afin d’avoir une vision complète. Les données de référence (baseline) collectées en début de projet, les rapports semestriels/annuels et le suivi des indicateurs (PMI) seront utilisés comme points de comparaison pour mesurer les progrès sur la période.
Critères et questions d’évaluation : Comme indiqué, l’évaluation adoptera les critères reconnus de l’OCDE/CAD adaptés au contexte humanitaire : Pertinence (adéquation de l’intervention aux besoins locaux), Efficacité (atteinte des objectifs et résultats escomptés), Efficience (optimisation des ressources et rapport coût-efficacité), Effets/Impact (changements observés et contribution aux objectifs globaux de protection), Durabilité (probabilité que les bénéfices se maintiennent après le projet, p. ex. capacités laissées aux communautés ou structures locales) et Cohérence/Couverture (complémentarité avec d’autres interventions, alignement sur les politiques et standards). Il est entendu qu’en contexte d’urgence, certains critères – notamment la durabilité – seront analysés de manière appropriée (par exemple, évaluation de la pérennité des mécanismes communautaires mis en place plutôt que durabilité à long terme classique). Les thèmes transversaux seront intégrés dans chaque critère d’analyse, en particulier : l’égalité de genre, la protection et le respect du principe de “Do No Harm”, la participation des parties prenantes (y compris la redevabilité envers les bénéficiaires), et la prise en compte du contexte local (normes socioculturelles, conflit, etc.).
Limites de l’évaluation : L’évaluation se concentrera sur le présent projet et n’évaluera pas l’intégralité de la réponse humanitaire au Burkina Faso. Elle n’a pas vocation à un audit financier ni à une évaluation d’impact rigoureusement contrefactuelle (aucun groupe de contrôle expérimental). Elle se basera sur les données disponibles et collectées de manière réaliste dans le délai imparti. Les contraintes de sécurité et de temps pourront limiter la profondeur des enquêtes de terrain dans certaines localités, ce qui sera pris en compte lors de l’interprétation des résultats. Toute limitation méthodologique (biais potentiels, accès réduit à certaines populations, qualité des données secondaires…) sera explicitement signalée dans le rapport afin de nuancer les conclusions.
Approche Méthodologique
L’évaluation adoptera une approche méthodologique rigoureuse, mêlant plusieurs méthodes (mix‐methods) afin de trianguler les informations et de renforcer la fiabilité des conclusions. Le/la consultant·e devra détailler cette méthodologie dans son offre technique puis dans un rapport initial (Inception), mais les grandes lignes attendues sont les suivantes :
- Revue documentaire approfondie : Analyse des documents clés du projet et du contexte. Cela inclut notamment la proposition de projet et ses amendements, le plan de suivi-évaluation (M&E Plan) et sa matrice de cadre logique/indicateurs, les rapports d’activités (rapports mensuels, semi-annuels, annuels BHA), les données de suivi (suivi des indicateurs, base de données des cas VBG pris en charge, rapports de suivi de protection – ex. P21), les comptes-rendus de réunions de coordination (clusters protection/VBG), le rapport de baseline initiale ainsi que les documents stratégiques pertinents (Plan de Réponse Humanitaire 2024-2025, évaluations et analyses contextuelles d’autres acteurs, etc.). Cette revue permettra de comprendre le théorie du changement du projet et de formuler les questions d’évaluation plus précises, en identifiant les indicateurs existants à exploiter et les lacunes d’information à combler.
- Méthodes quantitatives (enquêtes): Le/la consultant·e proposera un plan d’échantillonnage représentatif des populations cibles et conduira des enquêtes auprès des bénéficiaires pour mesurer des indicateurs clés du projet. Les outils et analyses statistiques seront précisés dans la proposition technique.
- Méthodes qualitatives (entretiens et groupes de discussion): Des entretiens semi-directifs et des discussions de groupe seront réalisés avec les bénéficiaires, le personnel du projet, les partenaires locaux et les parties prenantes institutionnelles, afin d’approfondir la compréhension des dynamiques et d’identifier les facteurs de succès ou d’obstacles.
- Approche participative et sensible: L’évaluation veillera à inclure les bénéficiaires de manière sécurisée, avec une attention particulière aux femmes et groupes vulnérables, et en respectant les principes éthiques et de protection.
- Triangulation et analyse mixte : Les données quantitatives et qualitatives seront croisées pour fournir une analyse globale et robuste, complétée par des données secondaires le cas échéant.
- Validation participative des constats : Avant la finalisation du rapport, l’évaluateur/trice animera un atelier de validation des résultats avec l’équipe INTERSOS, et éventuellement des autorités de tutelle. Cette séance permettra de présenter les constats préliminaires de l’évaluation, de recueillir les réactions, clarifications et commentaires des participants, et de corriger ou affiner l’analyse, le cas échéant. Impliquer les acteurs locaux dans la discussion des conclusions contribue à s’assurer de la pertinence contextuelle des recommandations et favorise l’appropriation des résultats.
- Utilisation d’outils et standards reconnus : L’évaluation se référera aux standards internationaux de qualité. Outre les critères CAD de l’OCDE mentionnés, l’évaluateur s’appuiera sur les principes et lignes directrices de l’ALNAP pour l’évaluation de l’action humanitaire (ex. inclusion des populations affectées, transparence du processus, etc.), ainsi que sur les normes du Comité d’Aide au Développement en matière d’éthique et d’indépendance de l’évaluation. Le consultant devra également respecter le Code de conduite et les politiques de protection de l’enfance et de lutte contre les abus/exploitations sexuels d’INTERSOS, durant toute la mission. Enfin, les outils de collecte (questionnaires, guides) seront validés en concertation avec l’équipe d’INTERSOS en amont pour garantir leur adéquation culturelle et linguistique, et faire en sorte qu’ils soient en ligne avec les définitions et indicateurs du projet (par ex., alignement sur les indicateurs BHA ou cluster pour permettre la comparabilité).
Au final, le design méthodologique alliera robustesse scientifique et pragmatisme, afin de produire des résultats crédibles tout en s’adaptant aux réalités du terrain (accès limité, temps restreint). Le/la consultant·e recruté·e devra faire preuve de flexibilité et d’ingéniosité méthodologique pour recueillir les données de la meilleure qualité possible dans un contexte sécuritaire volatile, tout en garantissant l’éthique du processus.
Produits attendus (Livrables)
L’évaluateur/trice devra fournir les livrables suivants, en respectant les exigences de qualité et les échéances convenues :
- Rapport initial d’évaluation (Inception report) – Présentant la compréhension partagée du mandat, la méthodologie détaillée de l’évaluation et le plan de travail affiné. Ce rapport comprendra notamment : une note de contexte synthétique, la clarification des questions d’évaluation retenues, le design d’échantillonnage final (avec calcul de taille d’échantillon et plan de sondage), la description des outils de collecte (avec en annexe les questionnaires, guides d’entretien/discussion prévus), la stratégie d’analyse (y compris le plan de tri des données quantitatives et les codes/thèmes pour l’analyse qualitative), ainsi que le chronogramme détaillé des activités de terrain. L’inception report sera rédigé en français, d’une longueur indicative de 15 à 25 pages hors annexes. Il sera soumis environ 1 à 2 semaines après le démarrage du contrat, et fera l’objet d’une approbation par le comité de pilotage de l’évaluation avant le lancement de la collecte.
- Outils de collecte de données – Ensemble des questionnaires d’enquête, guides d’entretiens et de discussions de groupe, fiches de consentement et tout autre outil conçu pour la collecte. Ces outils, préparés en français (et traduits en langues locales si nécessaire), devront être validés par INTERSOS avant utilisation. Ils seront remis en version électronique modifiable. (Ce livrable peut être inclus en annexe du rapport initial.)
- Note de situation intermédiaire (facultative) – Brève mise à jour à mi-parcours du travail de terrain (par exemple après la phase de collecte qualitative) pour informer des progrès, difficultés éventuelles et ajustements apportés. Ce livrable, le cas échéant, prendra la forme d’un email ou d’une courte note interne.
- Restitution préliminaire (présentation orale) – L’évaluateur/trice animera une session de restitution initiale à l’issue de l’analyse préliminaire des données (typiquement juste après le traitement des données et l’élaboration d’une première version des résultats). Cette restitution aura lieu devant un public restreint désigné par INTERSOS (équipe de gestion du projet, Responsable MEAL, représentants du siège). Elle consistera en une présentation PowerPoint (en français ou anglais) détaillant les principales constatations, conclusions provisoires et pistes de recommandations. L’objectif est de discuter ces résultats, de vérifier factuellement certaines informations et de recueillir un premier feedback avant la rédaction du rapport. La présentation PPT sera partagée comme livrable.
- Rapport d’évaluation – draft – Un rapport provisoire d’évaluation sera soumis à INTERSOS pour relecture et commentaires. Ce rapport sera rédigé en anglais (exigence du bailleur) et devra présenter de manière claire et structurée les résultats de l’étude. Il contiendra au minimum : un résumé exécutif bilingue (anglais et français) de 2-3 pages, une introduction (rappel du contexte, objectifs, méthodologie et ses limites), les constatations détaillées organisées par critère ou question évaluative, une analyse transversale, les conclusions majeures, et des recommandations actionnables et hiérarchisées (précisant les destinataires et le horizon de mise en œuvre). Des annexes incluront notamment les TDR, le détail méthodologique, les outils utilisés, la liste des personnes rencontrées, les données quantitatives clés (tableaux de résultats, etc.), la preuve de validation par les parties prenantes, etc. Le rapport devra être concis et professionnel (environ 30 à 40 pages hors annexes) et rédigé dans un style analytique, sans jargon, avec des sources claires pour chaque donnée avancée. INTERSOS et éventuellement le bailleur examineront ce draft et retourneront leurs observations sous 1 à 2 semaines.
- Rapport d’évaluation – final – La version finale du rapport, en anglais, incorporant les commentaires reçus, sera soumise avant la date butoir finale. Le rapport final devra respecter les standards de qualité de BHA et sera soumis par INTERSOS au bailleur. Conformément aux règles USAID/BHA, le rapport final (une fois approuvé) sera versé sur la plateforme publique DEC (Development Experience Clearinghouse) et les données brutes partagées sur le dépôt DDL (Development Data Library) dans les 90 jours suivant la fin du projet. L’évaluateur fournira donc à INTERSOS la version électronique du rapport en format Word et PDF, ainsi que tous les datasets exploités (sous format CSV/SPSS ou autre) et scripts d’analyse, de sorte à faciliter cette soumission et d’éventuelles réanalyses ultérieures.
- Résumé exécutif ou Brief de communication – En sus du rapport final, l’évaluateur préparera un résumé exécutif de 2 pages en français (et/ou une courte infographie si possible) à destination des parties prenantes nationales et des communautés, résumant les objectifs de l’évaluation, les principales conclusions et recommandations dans un langage accessible. Ce document servira à la restitution communautaire et à la communication externe d’INTERSOS.
- Documentation brute – L’ensemble des notes d’entretien, retranscriptions, formulaires remplis, données collectées, photos (le cas échéant) sera remis à INTERSOS à la fin de la mission, dans le respect de la confidentialité (les documents sensibles pourront être expurgés des informations identifiantes). Cette documentation restera la propriété d’INTERSOS/USAID et pourra être utilisée pour des besoins de suivi ou d’audit.
Tous les livrables devront être fournis selon le calendrier stipulé ci-après, dans le respect des normes de qualité attendues. Les livrables écrits seront rédigés en anglais (sauf mention contraire), mais le consultant peut conduire les travaux et rédiger les documents intermédiaires en français s’il est appuyé pour la traduction du rapport final en anglais, conformément aux arrangements avec INTERSOS. Il est impératif que le rapport final soit en anglais afin de satisfaire aux exigences du bailleur et de permettre une large diffusion internationale.
Chronogramme indicatif
L’évaluation se déroulera sur une période d’environ 3 mois entre janvier et mars 2026, afin de permettre la remise du rapport final avant la fin du projet (mars 2026). Le calendrier exact sera affiné en concertation avec le consultant retenu, mais le découpage prévisionnel des phases est le suivant :
- Phase 1 : Préparation (début – mi-janvier 2026) – Revue documentaire initiale, affinement des questions d’évaluation avec INTERSOS, recrutement et briefing des enquêteurs locaux, finalisation du plan d’échantillonnage et des outils. Livrable : Rapport initial d’évaluation et outils de collecte des données. (Durée estimée : 2 à 3 semaines.)
- Phase 2 : Collecte des données de terrain (mi-janvier – mi-février 2026) – Déploiement des équipes sur le terrain dans les régions du Nord et de l’Est pour réaliser les entretiens, groupes de discussion et enquêtes quantitatives. La collecte pourra être échelonnée en fonction des conditions de sécurité (par exemple d’abord les zones accessibles du Nord, puis celles de l’Est). En parallèle, poursuite de quelques entretiens à Ouagadougou (bailleur, coordination cluster). Livrable : Données brutes collectées, éventuellement note de progression intermédiaire. (Durée estimée : 4 à 5 semaines.)
- Phase 3 : Analyse et rédaction (mi-février – fin février 2026) – Analyse des données (saisie et traitement de l’enquête quantitative, analyse thématique des entretiens), triangulation des informations et élaboration des constats et recommandations. Rédaction du rapport d’évaluation. Livrable : Restitution préliminaire (présentation) fin février 2026, puis Rapport d’évaluation draft. (Durée estimée : 2 semaines.)
- Phase 4 : Validation et finalisation (début – mi-mars 2026) – Atelier de validation des résultats avec les parties prenantes locales (si non réalisé plus tôt), recueil des commentaires d’INTERSOS sur le draft de rapport. Intégration des feedbacks et finalisation du rapport. Livrable : Rapport final d’évaluation , résumé exécutif français. (Durée estimée : 2 semaines.)
- Phase 5 : Diffusion des résultats (fin mars 2026) – Présentation officielle des résultats au personnel du projet et aux partenaires lors d’une réunion de clôture du projet (si prévue), soumission du rapport final à USAID/BHA. Livrable : contribution à la présentation finale du projet, archivage des données sur DEC/DDL.
Ce calendrier indicatif tient compte de la période critique de fin de projet et vise une conclusion de l’évaluation avant la date de clôture en mars 2026, afin que les résultats puissent être pris en compte dans le rapport final du projet et partagés en temps opportun. INTERSOS apportera son soutien pour planifier les missions de terrain de façon optimale.
Profil du consultant (qualifications requises)
Compte tenu de la sensibilité du contexte et des exigences techniques de cette évaluation, le profil suivant est recherché pour le/la consultant·e principal·e (ou l’équipe de consultation) :
- Expérience et expertise en évaluation de projets humanitaires – Au moins 5 à 7 ans d’expérience démontrée dans la conduite d’évaluations externes de projets humanitaires, dont plusieurs évaluations finales de projets financés par des bailleurs internationaux. Une familiarité spécifique avec les programmes financés par USAID/BHA est vivement souhaitée, afin de maîtriser leurs exigences (cadre M&E de BHA, principes et modalités de rapportage propres à USAID). Le consultant doit avoir conduit avec succès des évaluations dans des contextes d’urgence complexes, idéalement en Afrique de l’Ouest/Sahel.
- Compétences techniques sectorielles en protection/VBG – Une expertise avérée en matière de protection humanitaire et de Violence Basée sur le Genre est indispensable. Cela inclut la connaissance des standards internationaux relatifs aux VBG (IASC GBV Guidelines, GBV sub-cluster tools), des approches sensibles au genre et axées survivant·e·s, ainsi que des enjeux spécifiques (confidentialité, éthique, do no harm) liés à l’évaluation de projets VBG. Une expérience de travail ou d’évaluation de projets de soutien psychosocial, d’espaces sûrs pour femmes, ou de protection de l’enfance en situation de conflit serait un atout.
- Connaissance du contexte local et langue – Le/La consultant·e doit être basé·e au Burkina Faso ou dans la sous-région, ou à minima démontrer une excellente connaissance du contexte socioculturel et sécuritaire du Burkina Faso, en particulier des régions du Nord et de l’Est. Une maîtrise du français est requise (à l’oral et à l’écrit) pour pouvoir conduire les entretiens et interagir avec les parties prenantes locales. Une bonne capacité de rédaction en anglais est également indispensable, étant donné que le rapport final devra être produit en anglais. La maîtrise de langues locales (mooré, fulfuldé, gourmantché, etc.) par le consultant ou un membre de son équipe serait un atout considérable pour faciliter les échanges de terrain.
- Indépendance, impartialité et éthique – Conformément aux directives de BHA, l’évaluation finale doit être menée par une personne extérieure à l’organisation de mise en œuvre. Le/La consultant·e ne doit donc avoir aucun conflit d’intérêt ni lien récent avec INTERSOS Burkina Faso ou avec le projet évalué. Il/Elle devra adhérer aux normes éthiques de l’évaluation (consentement éclairé, confidentialité, intégrité des analyses) et signer le Code de conduite d’INTERSOS incluant les clauses de PSEA (Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels) et de protection de l’enfance.
- Compétences analytiques et méthodologiques – Excellente maîtrise des méthodes de recherche en sciences sociales et en évaluation : capacité à concevoir des protocoles rigoureux, à calculer des échantillons, à élaborer des outils de collecte adaptés, et à appliquer des techniques d’analyse quantitative (statistiques descriptives, inférentielles de base) et qualitative (analyse thématique, triangulation). Le consultant doit avoir des compétences avérées en analyse de données, y compris l’utilisation de logiciels appropriés (Excel, SPSS/STATA ou équivalent pour quantitatif, NVivo/Atlas.ti ou équivalent pour qualitatif). La capacité à disséquer la théorie du changement et à évaluer les contributions du projet de manière structurée est attendue. Une bonne connaissance des critères OCDE/CAD et de leur application en contexte humanitaire est également requise.
- Capacités de communication et rédaction – Excellentes aptitudes en communication écrite et orale. Le/La consultant·e doit pouvoir animer des discussions de groupe et conduire des entrevues avec des interlocuteurs variés (des survivantes de base aux responsables d’agence), avec empathie et diplomatie. Il/Elle doit être capable de présenter des résultats de façon claire et pédagogique. Le rapport final devra être bien structuré, rédigé dans un style clair et professionnel en anglais, sans fautes, et formulant des messages percutants étayés par des preuves. Des exemples de rapports d’évaluation antérieurs pourront être demandés aux candidat·e·s présélectionné·e·s pour apprécier cette compétence.
- Organisation, respect des délais et flexibilité – Solides compétences organisationnelles pour coordonner une équipe d’enquêteurs locaux si nécessaire, planifier efficacement les travaux de terrain et s’adapter rapidement en cas d’imprévus (p. ex. détérioration soudaine de la sécurité, contraintes logistiques). Le respect des échéances est crucial : le consultant doit avoir démontré sa capacité à livrer dans les délais impartis des rapports de qualité. Par ailleurs, compte tenu du contexte volatil, une grande flexibilité et la capacité à travailler sous pression sont indispensables.
- Atouts supplémentaires – La participation à des formations ou réseaux en évaluation (par ex. membre de l’Association Africaine d’Évaluation, certification en évaluation) sera valorisée. De même, la connaissance des outils de suivi participatif (Most Significant Change, Outcome Harvesting…) et des approches innovantes d’évaluation en milieu hostile (mHealth, remote KIIs) serait un plus. Enfin, une équipe équilibrée (par ex. binôme homme-femme) est encouragée pour favoriser la collecte sensible au genre.
Il est envisagé que l’évaluation soit confiée soit à un consultant individuel national, soit à un cabinet/organisme d’évaluation basé au Burkina Faso. Dans tous les cas, la préférence sera donnée à une expertise locale, combinant une connaissance fine du terrain burkinabè et une compréhension des exigences internationales. Ceci contribue par ailleurs au renforcement des capacités locales conformément aux engagements du Grand Bargain.
Modalités de supervision et d’appui par INTERSOS
L’évaluation sera pilotée par INTERSOS, sous la supervision directe du RESPONSABLE MEAL (Suivi, Évaluation, Redevabilité et Apprentissage) d’INTERSOS Burkina Faso, ou à défaut du Coordonnateur des programmes. Ce point focal interne jouera le rôle de gestionnaire de l’évaluation, assurant la liaison entre le consultant et les différentes parties prenantes de l’organisation. Ses responsabilités incluront : la validation du plan de travail et des outils, la coordination logistique des missions de terrain, le suivi de l’avancée des travaux, la revue des livrables aux côtés de la hiérarchie du projet, et l’appui à la diffusion des résultats. Un comité de pilotage de l’évaluation pourra être formé, incluant par exemple le Chef de Mission INTERSOS ou le Coordinateur des programmes, le Chef de Projet, le Spécialiste Protection/VBG, un représentant du siège d’INTERSOS (unité Évaluation). Ce comité aura un rôle d’orientation stratégique (validation des TDR, du rapport initial, du rapport final) et de garantie de la qualité et de l’indépendance du processus.
Appui logistique et administratif : INTERSOS s’engage à fournir au consultant tout le soutien logistique nécessaire à la bonne réalisation de la mission. Cela comprend :
- La mise à disposition des documents et données requis dès le début (rapport de projet, base de données anonymisées des bénéficiaires, rapports d’activités, etc.).
- La facilitation des contacts avec les parties prenantes (bénéficiaires, autorités, partenaires) : INTERSOS introduira officiellement le consultant auprès des autorités locales et communautaires dans les zones ciblées pour appuyer ses démarches. En particulier, une lettre d’introduction ou des autorisations officielles seront obtenues auprès des autorités régionales (Gouverneur, Action sociale, etc.) afin de permettre la conduite des enquêtes sur le terrain sans entrave. INTERSOS appuiera activement le consultant pour l’obtention des autorisations nécessaires conformément à la réglementation locale (par exemple, enregistrement de l’étude auprès du Conseil national de secours d’urgence CONASUR si requis, autorisation du ministère en charge de l’action humanitaire, de l’institut nationale de la statistique et de la démographie etc.), mais il est de la responsabilité du consultant d’effectuer toute les démarches nécessaires visant à obtenir l’autorisation de collecte de données.
Coordination et communication : Des réunions de suivi seront organisées régulièrement (par ex. hebdomadaires) entre le consultant et le point focal INTERSOS pour faire le point sur l’avancement, résoudre les obstacles éventuels et s’assurer du bon alignement avec les attentes. Le consultant informera immédiatement INTERSOS en cas de problème majeur ou de besoin de modification substantielle du plan d’évaluation. La relation se veut collaborative, INTERSOS offrant son soutien tout en respectant l’indépendance du consultant dans la conduite de l’évaluation. En aucun cas INTERSOS n’interférera dans la collecte ou l’analyse des données d’une manière qui compromettrait l’objectivité des résultats. Toutefois, l’équipe projet sera disponible pour toute clarification technique (sur les activités menées, données du projet, etc.) et pour aider le consultant à interpréter correctement certaines informations contextuelles si nécessaire.
Enfin, il est attendu du consultant qu’il traite avec professionnalisme l’ensemble des interlocuteurs rencontrés, et qu’il fasse preuve de sensibilité culturelle dans ses interactions. Toute difficulté relationnelle ou logistique devra être signalée au plus tôt afin de trouver une solution amiable.
Budget indicatif de l’évaluation
Le budget devra couvrir l’intégralité des coûts liés à la mission d’évaluation, notamment : les honoraires du consultant principal (et éventuels assistants), les frais de déplacement et de mission sur le terrain (transport, hébergement, per diem), la rémunération des enquêteurs locaux recrutés pour les besoins de l’étude, les coûts d’organisation des ateliers (location de salle, rafraîchissements, indemnisation des participants le cas échéant), les fournitures et communications (impressions des questionnaires, cartes SIM, etc.), ainsi qu’une provision pour imprévus (par ex. prolongation de séjour due à un retard, dépenses de sécurité additionnelles).
Le/La consultant·e candidat·e sera tenu·e de fournir dans son offre financière un budget détaillé par poste de dépense, justifié et réaliste. INTERSOS examinera le rapport qualité-prix des offres et se réserve le droit de négocier certains postes si nécessaire pour respecter le cadre budgétaire. Les coûts directement pris en charge par INTERSOS (par exemple, mise à disposition d’un véhicule, logement dans une base INTERSOS) pourront être déduits de l’offre financière du consultant, afin d’optimiser le budget.
En termes de modalités de paiement, le contrat prévoira généralement un échelonnement en tranches, par exemple : un premier paiement d’avance (mobilisation) à la signature du contrat ou après remise du rapport initial, un deuxième paiement intermédiaire après la phase de collecte, et un paiement du solde à la validation du rapport final. Les pourcentages exacts et les conditions (livrables approuvés) seront définis dans le contrat. Le paiement sera effectué en francs CFA ou en USD selon les termes convenus, par virement bancaire. Le consultant devra fournir les pièces justificatives nécessaires (factures, etc.) conformément aux exigences comptables d’INTERSOS et du bailleur.
Il est entendu que le budget doit demeurer raisonnable et en rapport avec l’ampleur de l’évaluation : ainsi, toute dépense somptuaire ou non justifiée ne sera pas acceptée. L’évaluateur s’engage à une utilisation efficiente des ressources, rejoignant l’attente d’efficience du bailleur sur l’ensemble du projet.
Conditions de soumission
L’offre technique et financière détaillée du consultant est attendue au plus tard mercredi 03 décembre 2025 à 13H00 par email sur tenders.burkina@intersos.org avec pour objet du mail << Offre évaluation finale de projet 56-32 BHA >>.